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lundi 11 septembre 2017

Hugo de la nuit de Bertrand Santini


Hugo de la nuit

 

Bertrand Santini

 

Hugo de la nuit / Bertrand Santini

 

Quelle pourrait être la chose la plus incroyable qui puisse vous arriver le jour de votre anniversaire ? Recevoir le cadeau dont vous avez toujours rêvé ? Que vos amis débarquent par surprise au beau milieu de la fête ? Pour Hugo Grimmons, ce sera de se noyer la veille de ses douze ans et de se réveiller parmi les morts du cimetière non loin de chez lui.

Les défunts sont beaucoup plus serviables que les vivants et ensemble, ils vont tenter d’empêcher leur sépulture de tomber aux mains de personnages avides de déterrer un gisement de pétrole se trouvant juste en dessous.

Ce très court roman est une bonne surprise ! Si l’intrigue est davantage pour la jeunesse, elle est malgré tout prenante et nous nous attachons vite aux personnages. J’ai apprécié les fantômes du cimetière, notamment Cornille, un ancien botaniste et Gertrude, une fillette de sept ans qu’Hugo ne laisse pas indifférent.

Les parents du jeune garçon sont également attachants. La mère, une romancière reconnue, m’a beaucoup plu. Elle doit son succès à un heureux coup du sort, (une star de la chanson a assommé une de ses fans avec un exemplaire de son oeuvre. Le public s’est empressé de se procurer le livre afin de reproduire le geste de leur idole). Nous pouvons penser que l’auteur souligne avec autodérision combien la renommée peut être soudaine et éphémère. (Alors que la stupidité de certains fans est sans limite).

L’histoire est également bien rythmée, les actions s’enchaînent à une vitesse vertigineuse, saupoudrées d’une bonne dose d’humour qui donnent aux esprits un côté très sympathique ! Il est également bon de noter le côté engagé de Bertrand Santini. En effet, les Grimmons veulent empêcher le cimetière d’être détruit afin d’y extraire du pétrole. Cela donne une portée écologique au roman.

L’auteur parvient à instaurer du suspense et la fin de ce conte m’a bluffée ! Pour des enfants qui désirent découvrir le monde du fantastique, je trouve qu’Hugo de la nuit est un bon moyen de débuter, quant aux plus grands, ils pourront s’ils le souhaitent se plonger dans une aventure agréable qui les fera sourire.

La magnifique couverture des éditions Grasset ne peut que vous décider !

Hugo de la Nuit de Bertrand Santini publié aux éditions Grasset Jeunesse.

mercredi 6 septembre 2017

La cité des miroirs de Justin Cronin


La cité des miroirs

 

Justin Cronin

 

(Tome 3 du Passage)





Dans le tome 1 du Passage, Peter, Amy et leurs amis arrivent à vaincre le terrible virul Babcock.
Dans le tome 2, ils parviennent à se débarrasser des onze viruls originels, provoquant ainsi la mort de leur Multitude.

Cette fois-ci, ils vont devoir combattre un ennemi plus terrible encore : Zéro, le premier virul, plus puissant que tous ceux qu’ils ont déjà eu à affronter. Mais comment faire, une fois encore, nos héros semblent dispersés aux quatre vents. Amy a disparu depuis le soir où ils ont vaincu les douze, laissant Peter fou de douleur. Alicia doit se remettre de la mort de sa fille, Rose. Michael se lance dans des projets fous pour oublier sa peine. Quant à Sarah, elle a à présent une famille à protéger. Une fois de plus cependant, nos héros iront au devant de leur destin.

Justin Cronin signe un tome 3 magistral et qui conclut magnifiquement la série. Comme toujours il sait parfaitement doser les scènes d’actions et les scènes explicatives. Le roman est prenant, nous ne parvenons pas à nous arrêter de lire. Nous avons le même plaisir à suivre nos personnages favoris, sans compter que nous nous penchons davantage sur d’autres protagonistes tels que Caleb, le fils adoptif de Peter ou bien les enfants de Sarah. Comme à son habitude l’auteur parvient habilement à réunir ses héros alors que tout semble fait pour les séparer.

Le vrai point fort de La Cité des Miroirs est que nous avons également le point de vue du grand méchant du roman, Zéro. Nous en apprenons plus sur son passé, son enfance, sa vie avant de devenir un monstre. Nous découvrons comment et pourquoi il s’est retrouvé cobaye d’une expérience gouvernementale.

L’auteur nous livre aussi d’autres éléments sur la mystérieuse Amy et nous prenons plaisir à voir évoluer ses relations avec les autres, particulièrement avec Peter.

La fin du livre est à la fois triste et belle car chaque protagoniste trouve à sa manière une sorte de rédemption, de paix. Amy notamment peut enfin raconter son histoire. Nous qui la suivons depuis son plus jeune âge, nous en éprouvons un soulagement et une joie.

Sans compter que nous avons enfin une explication sur les différents annotations que nous pouvons trouver au début de certains chapitres, (les cartes ou les extraits du journal de Sarah notamment).

Cette série restera longtemps dans ma mémoire et j’éprouve un pincement au cœur à l’idée de ne plus jamais suivre les aventures d’Amy, Peter, Alicia et les autres. Justin Cronin est parvenu à créer des héros si réalistes, un univers si riche et une intrigue si prenante que nous avons l’impression d’avoir vécu l’aventure avec les personnages. Nous les avons suivis depuis Le Passage jusqu’à La cité des miroirs, nous les avons vu grandir, se mettre en danger, commettre des erreurs, changer. Lorsque l’on referme cet ultime tome, c’est comme si nous disions au revoir à des êtres chers.

Mes articles sur les deux tomes précédents : ici  et

La cité des miroirs de Justin Cronin publié aux éditions Robert Laffont.

lundi 4 septembre 2017

Sommeil d'Haruki Murakami (Illustrations de Kat Menschik)


Sommeil

 

Haruki Murakami

 Illustrations de Kat Menschik

Sommeil / Murakami

 

Quel est le piment de notre vie ? Notre travail ? Notre famille ? Nos amis ? Une passion ? A première vue, l’existence de l’héroïne anonyme que nous suivons dans cette nouvelle est plutôt heureuse, son mari a un métier stable, son fils est sage et affectueux. Mais en réalité, elle effectue ses tâches quotidiennes comme un automate et ses journées sont mornes et sans saveurs. Tout bascule lorsque la jeune femme est frappée d’une étrange maladie : elle n’a plus besoin de dormir. Et si cela était pour elle l’occasion de redonner du piment à sa vie ? Un seul moyen pour cela : la lecture !

Pour commencer, il faut savoir que Sommeil est une nouvelle relativement courte. Malgré tout, l’auteur parvient à nous transmettre de façon très  poétique la monotonie initiale de la vie de l’héroïne et sa renaissance grâce à la lecture.

Murakami nous transmet le plaisir de la lecture, notamment par l’évocation de petits détails : des choses que l’on retrouve entre les pages d’un livre que l’on n’a pas lu depuis longtemps et qui nous rappellent des souvenirs, le plaisir de dévorer un roman sans jamais s’arrêter, que des personnages puissent nous habiter au point que l’on y pense très fréquemment au cours de notre journée. (Attention, l’héroïne lit Anna Kaérine et nous livre ses impressions, il peut y donc avoir des spoilers).

Haruki Murakami décrit aussi avec brio la relation étonnante qu’entretient notre héroïne avec son mari. Alors qu’elle revit à travers la lecture, elle se rend compte qu’elle n’éprouve que très peu d’affection pour celui avec qui elle partage sa vie. D’ailleurs, elle se demande souvent pourquoi elle l’a épousé. L’autre aspect surprenant de Sommeil est que les proches de la jeune femme ne se rendent compte de rien. En effet, le jour, elle décide de vaquer à ses occupations comme à l’ordinaire.

Cela donne un côté fantastique au récit et illustre de façon poignante combien les hommes vivent les uns à côté des autres, sans chercher à se connaître véritablement. Alors que l’époux de notre héroïne pourrait partager une nouvelle passion avec sa femme, il ne s’étonne même pas du fait qu’elle recommence à lire bien qu’elle ait arrêté dès le début de leur mariage. L’auteur dénonce donc une forme d’égocentrisme qui peut parfois se retrouver au sein même des familles.

La particularité de cette nouvelle, outre son ton poétique est le fait qu’elle soit illustrée. Les dessins, assez oniriques, nous plongent dans l’ambiance et ajoutent un plus au récit.

Illustrations de Kat Menschik (Sommeil / Murakami)


Le seul petit bémol est que j’ai trouvé la fin du récit assez abrupte, nous laissant sur notre faim, mais c’est souvent le cas dans les histoires courtes. Nous pouvons y voir une métaphore qui indique que le sursis que la jeune femme avait par sa capacité à ne pas dormir est terminé. Elle doit donc payer une compensation.


Illustrations de Kat Menschik (Sommeil / Murakami)

Sommeil est un bon moyen de s’initier à l’univers d’Haruki Murakami avant de se lancer dans un de ses romans, comme par exemple L’incoloreTsukuru Tasaki et ses années de pèlerinage.

Illustrations de Kat Menschik (Sommeil / Murakami)

 Sommeil d'Haruki Murakami publié aux éditions Belfond.
 

Découvrez la lecture en directe de Lemon June :



lundi 28 août 2017

The Book of Ivy / The Revolution of Ivy d'Amy Engel


The Book of Ivy / The Revolution of Ivy

 

Amy Engel


The Book of Ivy / The Revolution of Ivy d'Amy Engel


Dans un futur post-apocalyptique; les humains sont regroupés derrière des barbelés pour échapper aux dangers extérieurs. Deux camps se battent alors pour obtenir le pouvoir : l’un prônant la démocratie dirigée par un Westfall, l’autre proposant un système plus autoritaire dirigé par un Lattimer.

Ce-dernier l’a emporté. Deux générations plus tard afin de sceller l’entente des deux camps, Ivy Westfall doit se marier avec Bishop Lattimer. Mais Justin Westfall a chargé sa fille d’une mission bien particulière : tuer son époux.

Durant ma courte vie de lectrice, j’ai eu une grosse période pendant laquelle je dévorais des dystopies. J’ai adoré Hunger Games de Susanne Collins, Divergente de Veronica Ross et Le Labyrinthe de James Dashner. Je pensais suite à cela qu’aucun autre univers post-apocalyptique ne pourrait plus me surprendre. Le Passage de Justin Cronin m’a prouvé le contraire.

Malheureusement, The Book of Ivy ne m’a pas réservé le même étonnement. Pour commencer, les personnages étaient certes sympathiques, mais je ne me suis attachée ni à Ivy, ni à Bishop, ni à leurs amis.

Bishop est souvent apprécié parce qu’il est prévenant envers Ivy. Il ne la force à rien, notamment à avoir des relations sexuelles. Cela est certes louable dans un monde brutal où le mariage est forcé, mais ce n’est pas très étonnant. En effet, si Bishop était un être exécrable et violent, il n’aurait pas été difficile à Ivy de le tuer, ce qui n’est pas le but du roman.

Ensuite, nous sentons rapidement que la famille de la jeune fille la manipule. Sous couvert d’instaurer une démocratie, son père et sa sœur ne pensent qu’à servir leurs propres intérêts. Cela est trop rapidement perçu.

De plus, les sentiments d’Ivy envers le garçon naissent également trop vite. Après quelques jours seulement, la jeune fille se sent troublée par le mari qu’on lui a appris à haïr.

Enfin, et c’est là le gros point noir de ma lecture, je n’ai eu aucune surprise depuis le commencement du tome 1 jusqu’à la fin du tome 2 ! La série n’était pas dépourvue d’actions, loin de là, mais je parvenais à les deviner avant qu’elles ne surviennent. Le schéma de la saga suit celui des dystopies habituelles. Sans compter que la fin du tome 2 est extrêmement rapide et peu développée.

Pour conclure, je pense malgré tout que The Book of Ivy est une histoire qui peut être appropriée pour débuter la découverte de ce genre de roman. Mais, pour quelqu’un qui a lu de nombreux livres présentant des univers post-apocalyptiques, ce n’est pas une série que je conseillerais.

The Book of Ivy / The Revolution of Ivy  par Amy Engel publié aux éditions Lumen.

lundi 21 août 2017

Celle qui voulait conduire le tram de Catherine Cuenca


Celle qui voulait conduire le tram

 

Catherine Cuenca

 

Celle qui voulait conduire le tram / C. Cuenca

1914.

Comme les hommes sont partis au front, les femmes peuvent briguer des postes autrefois réservés exclusivement à la gente masculine. Agnès, une jeune ouvrière, décide de tenter sa chance et devient chauffeuse de tramway. Elle aime son métier qui lui permet de se sentir vivante et épanouie, sans compter qu’elle gagne le double de son salaire habituel.

1918

La Première Guerre mondiale s’achève enfin. Agnès attend avec impatience le retour de son mari Célestin. Mais à cause de l’horreur des combats, l’homme qu’elle a épousé n’est plus le même. Irascible et porté sur la boisson, il voit d’un mauvais œil le fait que la jeune femme gagne plus que lui.

Alors que les relations entre les deux époux deviennent tendues, la compagnie des transports annonce à Agnès qu’elle est renvoyée puisque les hommes sont revenus du front. Mais la jeune femme n’a pas envie de retourner travailler dans une usine et de gagner moins que ses collègues masculins. Elle choisit donc le chemin de la révolte à ses risques et périls.

Ce roman est une excellente découverte. J’ai adoré voir la résistance mûrir progressivement dans l’esprit d’Agnès. Nous observons également combien le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes a été long et difficile. (Et n’est pas encore gagné aujourd’hui).

Les suffragettes qui militaient pour le droit de vote ou l’égalité des salaires étaient traitées de folles et d’inverties par leurs collègues masculins mais également par certaines femmes ! En effet, nombreuses étaient celles qui aspiraient à une vie de famille et se satisfaisaient de leur sort.

Cet aspect est très bien décrit dans le roman.
Ensuite, Agnès n’est pas un personnage lisse, elle-même a parfois quelques préjugés et c’est un plaisir de la voir évoluer et s’émanciper.

Le point de vue de Luce, la nièce de notre héroïne, est également très intéressant. Vingt-cinq ans plus tard, alors que les femmes ont enfin obtenu le droit de vote, elle se remémore le combat de sa tante.

Enfin la relation entre Célestin et Agnès est réaliste et nous offre un aperçu de ce qu’a dû être la vie de nombreux couples après les ravages de la Première Guerre mondiale.

Celle qui voulait conduire le tram m’a fait penser au livre Là où tombent les anges de Charlotte Bousquet qui traite aussi du combat des femmes pour l’égalité après 1914-1918 et des violences conjugales. La fin de ces deux romans m’a bouleversée.

Une excellente découverte !

Celle qui voulait conduire le tram de Catherine Cuenca publié aux éditions Talents Hauts.

lundi 14 août 2017

Quand le monstre naîtra de Nicolas Michel


Quand le monstre naîtra

 

Nicolas Michel



Quand le monstre naîtra / Nicolas Michel

Les premières histoires qui nous ont fait rêver sont parfois les récits de la jeunesse de nos grands-parents. Nous aimons nous imaginer leur enfance, souvent très différente de la notre. A nos yeux, leurs souvenirs sont incroyables. Ceux de Lucille, une vieille dame de quatre-vingt-dix ans, ne font pas exception à la règle. Glissons-nous aux côtés de sa petite fille pour entendre son récit.

Nous sommes en 1939. La Seconde Guerre mondiale éclate, mais pour la jeune et pétillante Lucille, ces combats sont bien loin. Explorant la forêt et les sentiers de son petit village, elle emploie son temps à embêter les horribles jumeaux de la voisine d’à côté et à faire le plus de bêtises possible.

Les seules personnes capables d’amadouer notre petite sauvageonne sont un couple de Juifs logeant dans la ferme de son père. A leurs côtés, la fillette va découvrir les joies de la lecture. Mais tout bascule dans la vie de Lucille lorsque ses parents sont obligés de chasser le couple à cause des pressions antisémites de certains villageois. Sans compter que la mère de la petite fille attend un bébé…

Ce roman est une excellente trouvaille ! J’ai adoré découvrir la Seconde Guerre mondiale du point de vue d’une fillette, cela ouvre une  perspective nouvelle sur cet évènement historique. L’auteur parvient à adopter à la perfection les pensées d’une enfant très jeune, le personnage en devient extrêmement réaliste.

De plus, même si à cause de son âge, Lucille ne comprend pas tous les enjeux du conflit, nous apprenons les informations essentielles sur cette période. Nous vivons également de l’intérieur la collaboration du général Pétain et l’arrivée progressive des Allemands dans toute la France.

Outre les évènements historiques, Nicolas Michel décrit à merveille les paysages du village et les jeux auxquels se livre la fillette. Cela nous donne presque envie de courir à ses côtés sur les chemins et de déguster des framboises au soleil. La frustration et l’incompréhension de Lucille sont aussi bien dépeintes. Nous éprouvons de la peine pour cette petite fille qui ne comprend pas pourquoi ses parents doivent mettre à la porte les personnes qu’elle aime tant.

Bien entendu, la fillette n’a pas que des qualités, et on a parfois envie de lui mettre une bonne fessée devant son attitude boudeuse. Mais, malgré cela, nous nous attachons à son tempérament espiègle.

La voix de la Lucille plus âgée est aussi très agréable. La voir revenir avec humour et justesse sur sa jeunesse est plaisant et touchant. Cela nous permet d’avoir du recul sur certains évènements et de mieux les comprendre.

Enfin la jalousie de la petite fille face à l’arrivée du bébé est décrite avec un réalisme stupéfiant. Lucille ignore complètement l’enfant et le surnomme « le monstre ». Les autres personnages de l’intrigue, notamment Grenadine, une amie de l’héroïne dont le père est un fervent défenseur de Pétain, illustrent les différentes opinions de l’époque.

Le roman de Nicolas Michel est donc une excellente lecture !

Quand le monstre naîtra de Nicolas Michel publié aux éditions Talents Hauts.

lundi 7 août 2017

Les Chroniques Lunaires : tome 1 : Cinder de Marissa Meyer


Les Chroniques lunaires :  tome 1 : Cinder

 

Marissa Meyer

 

Les Chroniques Lunaires-Cinder / Marissa Meyer

Dans un futur proche, Cinder, une mécanicienne cyborg, subit la tyrannie de sa belle-mère. Obligée de lui donner tout l’argent qu’elle gagne en travaillant, elle ne rêve que d’une chose : s’enfuir pour être libre. Son quotidien va être bouleversé par sa rencontre avec le prince Kai, venu dans son échoppe pour faire réparer un androïde du palais. Dans le même temps, les autorités tentent de trouver un remède à une mystérieuse maladie qui ravage la Terre et Levana, la reine de la Lune, menace d’attaquer le royaume.

Mais quel est le lien entre une petite mécanicienne, une épidémie et des conflits politiques ? Plongez dans les Chroniques lunaires pour le découvrir !

J’ai beaucoup aimé le monde futuriste que dépeint Marissa Meyer pour placer sa réécriture du conte de Cendrillon. Le fait que l’héroïne soit une cyborg donne une perspective intéressante à l’intrigue, pour une fois, la jeune fille n’est pas d’une beauté à couper le souffle !

Cinder est aussi un personnage attachant, débrouillard et courageux, nous aimons la suivre dans ses périples. Certaines de ses amies, notamment Iko, un androïde doté d’une personnalité très particulière, sont amusantes et apportent une touche d’humour à l’histoire.

Enfin Marissa Meyer parvient à nous happer dans son récit, nous ne pouvons pas nous empêcher de dévorer les aventures de notre mécanicienne !

Malheureusement il y a deux défauts qui m’ont fait moins apprécier ce tome 1 : pour commencer, je pouvais deviner, en entamant le récit, que Cinder allait forcément tomber amoureuse du prince Kai, puisque nous sommes dans une réécriture de conte. Mais je trouve que cette romance arrive beaucoup trop rapidement dans le roman. En effet, il ne faut pas plus de quelques rencontres aux jeunes gens pour tomber sous le charme l’un de l’autre, alors qu’ils se connaissent à peine. (Bien que Cinder lutte vaillamment contre ses sentiments, ne souhaitant pas dévoiler à Kai sa nature de cyborg).

L’intérêt de réécrire le conte de Cendrillon pouvait justement être de corriger les « facilités » originelles et permettre de rendre les relations entre les protagonistes plus réalistes. Or, l’auteur a préféré instaurer directement la romance, ce que je trouve regrettable. Cela porte préjudice à l’héroïne qui est décrite comme ayant les pieds sur terre, mais qui dans le même temps semble chavirer au premier regard du prince.

Kai apparaît également assez excessif dans ses sentiments, puisqu’il décide d'inviter au bal une jeune fille qu’il connaît à peine, (et encore, c’est un euphémisme).
Cela m’amène à mon deuxième point de frustration. Nous comprenons trop rapidement dans le récit que Cinder est au centre de toutes les intrigues politiques et médicales. Je n’en dis pas davantage pour vous laisser découvrir le roman, mais j’avais deviné le dénouement bien avant que l’auteur ne le confirme, ce qui m’a un peu déçue.

Malgré ces points négatifs et mon avis mitigé, je vais me lancer dans la lecture du tome 2, puisque j’aime l’univers que l’auteur a crée et que la fin du tome 1 nous donne envie de connaître la suite.

 Les Chroniques Lunaires-Cinder de Marissa Meyer publiés aux éditions Pocket Jeunesse.