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lundi 23 octobre 2017

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan


Rien ne s’oppose à la nuit

 

Delphine de Vigan.

 

Rien ne s'oppose à la nuit / Delphine de Vigan

Lors du suicide de sa mère, Delphine de Vigan ressent le besoin d’écrire sur cette femme mystérieuse, à la fois fragile et puissante, qu’elle a tant aimé. Elle tente de comprendre ce qui a pu pousser Lucille Poirier à choisir cette extrémité, à seulement 60 ans.

L’auteur dresse alors le portrait de sa famille, son histoire, ses joies et ses secrets les plus sombres. Elle essaye de nous décrire la personnalité de Lucille, ses qualités, ses défauts. Delphine de Vigan nous raconte aussi les séjours de sa mère à l’hôpital psychiatrique, ses petits cadeaux qu’elle offrait pour un oui ou pour un non, son investissement dans son métier d'assistante sociale, sa renaissance et ses rechutes occasionnelles.

A travers Rien ne s’oppose à la nuit, nous percevons l’amour que Delphine de Vigan porte à Lucille, sa douleur de n’avoir pu la guérir de ses démons et sa culpabilité de ne pas avoir pu prévoir son suicide.

En plus de l’émouvant récit de la vie de sa mère, l’auteur nous livre entre quelques chapitres ses réflexions à propos du processus d’écriture, des difficultés qu’elle rencontre. En effet, dans Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan s’attaque à des « secrets de famille », notamment en ce qui concerne le père de Lucille. Elle craint que les siens de lui tournent le dos, lui reprochent de soulever ces questions.

Elle a aussi l’impression de ne pas retranscrire correctement le portrait de Lucille et de traiter les évènements de façon subjective. Cela est très intéressant puisqu’il est rare dans un roman que l’auteur nous présente aussi la trame du livre. Cette particularité est ce qui fait l’originalité de Rien ne s’oppose à la nuit.

Enfin le style très poétique de Delphine de Vigan colle parfaitement avec le thème abordé et achève de faire de  ce roman un coup de cœur !

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan publié aux éditions JC Lattès.

lundi 16 octobre 2017

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harper Lee (suivi de Va et poste une sentinelle)

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur


Harper Lee


Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur / Harper Lee

1930

Scout Finch passe ses journées à inventer des jeux inspirés de la vie de son mystérieux voisin, survivre à l'école, à ses règles strictes et à défier les conventions sociales en portant des salopettes. Mais la vie de la fillette et de son frère Jem va basculer lorsque leur père, un avocat renommé, va accepter de défendre un noir accusé de viol, chose inacceptable dans une ville du sud des Etats-Unis. La famille Finch va devoir faire face aux menaces, aux intimidations, aux moqueries, à la réprobation. Dans ce climat de tension, la justice va-t-elle pouvoir être rendue de façon équitable et impartiale ?

J'ai imméditament été conquise par le récit d'Harper Lee. Scout, avec sa vivacité, son impulsivité, son imagination débordante, m'a charmée ! J'ai adoré suivre ses jeux d'enfants avec son frère et son meilleur ami Deel. Harper Lee décrit avec justesse les légendes que nous pouvons forger au cours notre jeune âge, les défits que nous relevons, les spectacles parfois ridicules que nous pouvons réaliser à l'école. (J'ai ri aux éclats lorsque l'auteur dépeint le magnifique rôle de jambon tenu par Scout dans sa pièce de fin d'année).

Mais Lee a aussi la force extraordinaire de rendre compte de la pesante tradition du sud des Etats-Unis, des tensions raciales qui pouvaient y régner, et de la difficulté de rendre la justice de façon totalement objective. Dans ce contexte, Atticus, le père de Scout, est un personnage incroyable. Il défend son client non pas comme un sous-homme, comme une personne inférieure à lui, mais comme un être à part entière, né avec les mêmes droits que lui !

Il prend le risque de mettre son travail, sa réputation en jeu et même sa vie pour respecter ses convictions et faire ce qui lui semble juste. C'est une figure incroyable, atypique, en avance sur son temps. Il est à la fois un excellent avocat et un père merveilleux, quoique parfois distant.

Harper Lee parvient à écrire un récit rythmé. Même si le procès arrive vers le milieu/la fin du roman, nous ne nous ennuyons pas, au contraire ! La vie quotidienne de la famille, vu par le regard de la petite fille qu'est Scout, permet de planter le décor, de comprendre les mentalités du sud, et surtout, de cerner tous les enjeux de l'affaire qui occupe Atticus.

Outre Scout et son père, d'autres protagonistes sont attachants. Nous pouvons notamment citer Calpurnia, la bonne de la famille, qui veille avec rudesse et amour sur les Finch, le mystérieux Bou Radley qui stimule notre imagination autant que celle des enfants. Même la vieille dame acâriatre du bout de la rue est touchante. Tous les personnages dépeints ont une profondeur, une force, une originalité.


Ce classique est incontournable et m'a véritablement transportée ! Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est dans la même veine que La couleur des sentiments. C'est un excellent point de vue sur le sud des Etats-Unis des années trente, un coup de coeur à lire absolument !



Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee aux éditions Le Livre de Poche.


Va et poste une sentinelle.


Va et poste une sentinelle / Harper Lee

Des années après la publication de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee publie Va et poste une sentinelle en 2015. Ce roman n'est pas la suite, mais une nouvelle histoire avec les mêmes personnages. Nous y suivons Scout, qui a à présent la vingtaine et vit à New York. Elle revient dans la ville de son enfance et retrouve ceux qu'elle connaît complètement changés. Atticus, qui a 70 ans et souffre de rhumatismes, semble vouloir défendre les valeurs traditionnelles du sud. Scout ne peut y croire, son père, si juste, ayant défendu un homme de couleur, ne semble plus si ouvert d'esprit.

Ce roman-ci m'a beaucoup moins convaincu que Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Pour commencer, tous les personnages attachants du livre précédent, comme Deel ou Calpurnia, ne sont presque pas évoqués. Nous nous focalisons au contraire sur un protagoniste que nous avons à peine, voir pas du tout, suivi dans L'oiseau moqueur, le petit ami de Scout, Henry. Ce jeune homme n'est pas véritablement creusé en profondeur et je ne me suis pas beaucoup attachée à lui.

Enfin, l'intrigue principale met trop de temps à se mettre en place. Harper Lee effectue beaucoup de flash-back, de retour en arrière, au détriment du présent. Seuls les derniers chapitres du roman nous apportent davantage d'informations et enfin une résolution.

Cette dernière est très troublante, et a fait la valeur du roman aux yeux de la critique. Mais pour moi, elle a, au contraire, gâché l'idée que je me faisais des protagonistes, et même le tome 1. Au vue des révélations, nous ne savons plus comment considérer la morale de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Tout nous semble factice, depuis le plaidoyer d'Atticus jusqu'à la vision de Scout.

Le seul point positif est que la jeune femme, malgré sa vénération pour son père, reconnaît ses torts et défend ses opinions.

Malheureusement Harper Lee n'a pas réussi à me convaincre cette fois-ci, malgré tout, c'est une oeuvre intéressante à lire pour les fans de L'Oiseau Moqueur.

Va et poste une sentinelle par Harper Lee, publié aux éditions publié aux éditions Le Livre de Poche.


lundi 9 octobre 2017

TAG : La Passe-Miroir !

TAG : La Passe-Miroir

 

Durant l'été, la booktubeuse Bulledop a diffusé sur sa chaîne un TAG spécial La Passe-Miroir. Etant une fan inconditionnelle de cette série, j'ai décidé de le reprendre, un peu plus tard que prévu, afin d'entammer en douceur l'automne et la rentrée ! (Et prouver une fois encore mon attachement total à l'univers de Christelle Dabos).

Ton personnage masculin préféré ? Plutôt team Thorn ou team Archibald ?

Thorn VS Archibald
Thorn par KiraMizuno, Archibald, image trouvée sur Pinterest.

Thorn est un personnage atypique, de par son côté froid, rigide, mais également par son sens de la justice, sa droiture et son côté humain que nous sentons transparaître avec l'évolution de ses sentiments pour Ophélie. Ce protagoniste est l'une des raisons qui font que j'adore la série de Christelle Dabos. Il peut nous agacer, nous fasciner, nous toucher, bref, nous faire passer par toutes sortes d'émotions en quelques pages !

Archibald aussi est attachant ! Sous ses airs de libertin se cache en réalité un homme rongé par l'ennui et qui se noie dans les plaisirs pour oublier sa solitude.

Malgré cela, je suis de la "team Thorn" puisque ce-dernier m'a beaucoup plus charmé qu'Archibald.


Dans quelle arche vivrais-tu?


Anima
Anima, image trouvée sur le site de Lilybus aux mille feuilles

Même si cette arche peut paraître morne et trop tranquille, je me verrais bien vivre sur l'arche d'Anima. En effet, je suis trop souvent sujette aux rhumes pour espérer survivre au Pôle et l'arche de Babel est horriblement codifiée pour moi. Bien qu'Anima n'ait pas que des bons côtés, j'adorerais voir les archives du grand-oncle d'Ophélie, découvrir l'observatoir d'Artémis et bien sûr le musée que tient notre héroïne !


Si tu étais un objet, que serais-tu ?


Montre à gousset de Thorn

Question difficile ! En effet, mon coeur est déchiré entre deux objets : l'écharpe d'Ophélie et la montre de Thorn ! Après réflexion, je choisirais la montre de Thorn, puisqu'elle m'a marquée dans le tome 1 et joue un rôle capital par la suite ! Sans compter qu'esthétiquement, l'objet est magnifique, et qu'il est toujours bon d'avoir un peu de Thorn avec soi  !


Quelle couverture de la série est ta préférée ?


La Passe-Miroir/ Tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

Les couvertures de la série sont toutes magnifiques ! Cependant, je fonds littéralement pour la première, car la citacielle est sublime ! De plus, le tome 1 est celui que j'ai le plus relu, sa couverture a donc une valeur particulière à mes yeux.


Quel pouvoir familial aimerais-tu avoir ?


Image tirée du site de Christelle Dabos

Même si ce pouvoir familial paraît contraignant de prime abord, (rendez-vous compte, on doit porter des gants en été), j'aimerais posséder le talent de liseuse d'Ophélie. J'adorerais percer le mystère des objets qui m'entourent, notamment des oeuvres historiques ! Cependant, je ne suis pas sûre de surveiller scrupuleusement le règlement  des liseurs ! Attention, ne laissez pas traîner vos bibelots n'importe où !


 
De quelle couleur imagines-tu l'écharpe ?


Multicolore, avec du rouge, du jaune, du vert, du blanc, du violet et des fanfreluches !


Si tu devais être un personnage, lequel choisirais-tu ?

Ophélie, image trouvée sur Pinterest

Je m'identifie sans hésiter à Ophélie, notamment à la jeune fille timide et maladroite du tome 1 ! Sa voix basse et son air réservé me correspondent tout à fait !


Si Ophélie ne porterait pas d'écharpe, qu'est-ce que se serait comme vêtement ?



Un pull large et bien chaud !


Des esprits de famille que l'on connaît, lequel préfères-tu et auquel t'identifies-tu le plus ?


Artémis par KiraMizuno


Artémis m'a fascinée dès le tome 1, Farouk m'a agacée et émue. Je pense que je m'identifirais à Artémis parce qu'elle a un peu trop tendance à avoir la tête dans les nuages !


Passe-miroir ou liseuse ?

Ophélie par KiraMizuno
Liseuse bien sûr !




 La vidéo de Bulledop :

Le site de Christelle Dabos ici


lundi 2 octobre 2017

Reine d'Egypte de Chie Inudoh


Reine d’Egypte

 

Chie Inudoh

 

(Tome 1 et 2 série en cours)

 

Reine d'Egypte tome 1 et 2 / Chie Inudoh

Dans l’Antiquité, en Egypte, le pouvoir royal est traditionnellement transmis par la reine. Cependant dans les faits, la femme doit être soumise au Pharaon et n’a pas d’autre rôle que celui de donner des héritiers au royaume. Mais Chepsu, l’héritière du trône, ne l’entend pas de cette oreille et est bien décidée à prouver qu’elle est capable de gouverner aussi bien qu’un homme.

Aussi, lorsqu’elle est enfin couronnée, elle tente de donner de nouvelles idées pour améliorer la vie des ses sujets. Mais son demi-frère le pharaon, un être irascible et brutal, veut absolument dominer la jeune femme et mater son tempérament rebelle.

En montant sur le trône, Chepsu va devoir faire face à des ennemis déterminés tels que les prêtres ou les courtisanes, mais va également rencontrer des personnes merveilleuses comme une danseuse ou un mystérieux scribe.

L’héroïne est attachante, drôle et dynamique. J’ai particulièrement apprécié son caractère volontaire. Le côté féministe du manga m’a également beaucoup plu. Nous avons une idée de la difficulté qu’avaient les femmes à avoir une place dans la société.

Le trait de crayon de Chie Inudoh est très agréable, elle prend beaucoup de soin à dessiner les motifs et les différentes tenues de ses personnages.

Les nombreux plans sur les décolletés et la poitrine des différentes femmes m'ont cependant agacée. Pour un manga présentant un protagoniste fort et décidé à défendre la cause des femmes, dessiner des héroïnes en petite tenue décrédibilise quelque peu le message. En effet, nous avons l’impression que certains personnages de l’histoire n’existent que par leurs atouts…

Malgré cela, l’histoire est prenante et j'ai hâte de connaître la suite !


Reine d’Egypte de Chie Inudoh publié aux éditions Ki-oon.

lundi 25 septembre 2017

Le Cercle de Dave Eggers


Le Cercle

 

Dave Eggers


Le Cercle / Dave Eggers

Mae Hollande se languit dans la boîte minable où elle travaille. C’est pourquoi lorsque son amie Annie lui propose un emploi au Cercle, une société spécialisée dans la communication et les réseaux sociaux, elle accepte avec joie.

La jeune femme occupe d’abord un poste dans le Service Client où elle doit répondre le plus rapidement possible à des demandes en tous genres, puis elle monte progressivement en grade et aide à élaborer divers projets tels que Démopower, un système permettant de voter en temps réel. Elle adopte le principe de la Transparence et accepte d’être filmée vingt-quatre heures sur vingt-quatre par une caméra diffusant les images en direct sur Internet.

Bientôt, toute la population pourrait bien être sous le contrôle du Cercle. Mae va-t-elle aider l’entreprise à atteindre la Complétude ou écoutera-t-elle les avertissements de son ex-petit ami Mercer et du mystérieux Kalden ?

J’ai beaucoup aimé le roman de James Eggers. Tout d’abord, le récit se déroule à notre époque, ce qui est plutôt rare dans une dystopie. Nous assistons à la création de ce qui pourrait bien devenir une dictature, si le Cercle parvenait à mettre ses projets à exécution.

L’auteur instaure une ambiance assez stressante, notamment lorsque nous suivons la vie de Mae au travail. Les dirigeants de l’entreprise demandent à leurs employés une somme d’efforts considérables : ils doivent pouvoir gérer de nombreuses demandes en même temps. Sans compter qu’en plus de leurs tâches quotidiennes, ils sont fortement incités à participer aux activités organisées par le Cercle le week-end. Au final, les travailleurs ne trouvent plus de raisons de quitter leur entreprise et dorment dans de luxueux dortoirs prévus à cet effet.

Le personnage de Mae est également très intéressant. Cette jeune femme est ambitieuse et désire que tout soit ordonné, elle aime être vue et appréciée, c’est pour cela qu’elle adhère facilement à la philosophie du Cercle qui désire tout rendre visible, comme le prouve l’un de ses slogans : « les secrets sont des mensonges ».

/!\Je vais développer davantage mes pensées sur le personnage de Mae, je vous conseille donc de sauter ce passage si vous n'avez pas lu le livre.

L’héroïne fait vraiment le sel de ce roman. En effet, il est rare de voir dans une dystopie un protagoniste qui ne se rebelle pas contre le système mais au contraire le soutien et le perfectionne. La jeune femme a un caractère complexe, elle dégage à la fois une certaine candeur, mais dans le même temps elle est débordante d’ambition. Quand elle était petite, Mae a été négligée par ses parents, puis elle s’est ennuyée dans l’entreprise dans laquelle elle exerçait avant d’entrer au Cercle. Elle est donc débordante d’envie, de projets, elle désire faire ses preuves.

Mae a aussi tendance à ne pas prendre en compte les doutes et les remarques des autres : elle méprise son ex-petit ami Mercer lorsqu’il tente de lui montrer la perversité du Cercle, elle n’écoute pas les doutes de ses parents qui ne veulent plus être filmés vingt-quatre heures sur vingt-quatre comme elle.
D’ailleurs, lorsque le jeune homme finit par se suicider faute de pouvoir échapper à la surveillance de la boîte, elle ne ressent que peu de tristesse. Elle parvient avec facilité à s’auto convaincre qu’elle agit pour le mieux ! Mae se compare même à une présidente, en effet, elle explique que le fait d’être filmée en permanence lui impose un contrôle sur elle-même et lui donne aussi du pouvoir.

Enfin, la fin du roman nous montre bien le vrai visage de la jeune femme : elle trahit Kalden, le mystérieux collègue qui désire empêcher le Cercle de prendre le contrôle du monde, en le dénonçant à ses supérieurs.

/!\ Fin de la partie spoilers

Les dernières pages du livre sont proprement terrifiantes.

Le Cercle de Dave Eggers publié aux éditions Gallimard.

Le Cercle a été adapté en film avec dans le rôle de Mae l’actrice Emma Watson. Si le jeu de la jeune femme est bon, les scénaristes ont fait planer une ambiguïté inutile sur le personnage de Mae. En effet, nous avons l’impression que, au cinéma, l'héroïne va se révolter contre le système, alors que dans le roman au contraire, elle se persuade tout au long du livre que ce qu’elle fait est la bonne décision. A cause de ce flou autour du personnage, la fin du film paraît étrange et illogique.

De plus, de légers changements sont effectués au niveau de l’apparition de certains personnages notamment de Mercer. Ces modifications peuvent sembler anodines mais changent considérablement la perception du récit et des protagonistes. Le film est donc plutôt une déception.


lundi 18 septembre 2017

Une semaine de philosophie de Charles Pépin


Une semaine de philosophie

 

Charles Pépin

 

Une semaine de philosophie / Charles PépinLa philosophie est une matière que nous abordons avec plus ou moins d’appréhension, notamment lorsque l’on est en terminale L. Allons nous parvenir à nous passionner pour les textes des Anciens ? Comprendrons-nous leur raisonnement ? Le livre de Charles Pépin nous permet de nous initier en douceur à cette matière.

Il se divise en sept parties pour les sept jours de la semaine. A chaque fois, l’auteur s’interroge sur un thème particulier et expose ses idées en trois parties qui respectent le principe de la dissertation de philosophie classique : thèse, antithèse, synthèse. Les questions sont intéressantes et amènent à réfléchir. Nous pouvons notamment citer « La démocratie est-elle le meilleur des régimes ? » ou « Comment se préparer à mourir ? »

Ce livre aborde tous les sujets phares de la philosophie : la mort, Dieu, la démocratie, le pouvoir, la beauté…

A travers ses raisonnements, Charles Pépin nous invite à nous dépasser, à nous questionner, à croire en nous et à tirer une leçon des évènements du passé. L’auteur fait aussi bien référence à des personnages antiques tels que Socrate ou Platon sans oublier des penseurs plus modernes comme Nietzsche ou Freud. Nous avons donc deux types de point de vues, ce qui permet d’élargir nos horizons.

Afin de mieux apprécier ma lecture, j’ai décidé de jouer le jeu de Pépin et de lire une partie par jour. Grâce à cela j’ai trouvé le livre plus « digeste ». Une semaine de philosophie est donc un bon moyen de commencer à étudier cette matière et je le conseille fortement à tous ceux qui vont entrer en Terminale.
  
Une semaine de philosophie de Charles Pépin publié aux éditions J'ai lu.

vendredi 15 septembre 2017

Louise de Stéphanie Demasse-Pottier et Magali Dulain





Louise

 

Stéphanie Demasse-Pottier (histoire)

 

Magali Dulain (illustrations)

 

 

Louise/ Stéphanie Demasse-Pottier / Magali DulainAux yeux de tous ses camarades de classe, Louise semble être une personne forte et sûre d’elle, mais en réalité la fillette se sent très seule. La rencontre d’une autre enfant prénommée elle aussi Louise pourrait tout faire basculer….

A travers cette histoire très courte, l’auteur parvient à décrire à la fois la solitude que l’on peut ressentir dans sa jeunesse et les secrets que l’on garde au fond de son cœur, en attendant de rencontrer un ou une Ami(e) avec un grand A

Le style de Stéphanie Demasse-Pottier est à la fois fluide et poétique, très délicat et subtil. Elle laisse une part d’intimité à ses personnages, ce qui n’est pas frustrant, au contraire, nous avons l’impression d’être dans le récit et d’observer les enfants de loin, en écoutant quelqu’un nous raconter leur histoire.


Nous nous sentons véritablement inclus dans le récit.

Ce texte est une petite pépite qui ravira les plus jeunes comme les grands.

Illustration Louise / Magali Dulain

Les illustrations de Magali Dulain s’accordent à merveille avec l’histoire, le trait de crayon, simple et presque enfantin permet de faire le lien avec le jeune âge de l’héroïne. Nous avons souvent le sentiment que les dessins sont réalisés par Louise elle-même.

Illustration Louise/ Magali Dulain


Une excellente découverte !

Louise de Stéphanie Demasse-Pottier et Magali Dulain publié aux éditions L’Etagère Du Bas.

Le blog de l'auteure : http://lenanouck.blogspot.fr/