Suivez-moi sur les réseaux !

Affichage des articles dont le libellé est Aventure. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Aventure. Afficher tous les articles

vendredi 28 août 2020

L'Assassin Royal : Tome 1 : L' Apprenti Assassin de Robbin Hobb

 L'Assassin Royal

Tome 1 : L'Apprenti Assassin

 Robin Hobb


L'apprenti Assassin / Robin Hobb


 Grâce à @de_poudlard_a_anima j'ai pu découvrir le merveilleux premier tome de la série L'assassin Royal de Robin Hobb !

Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas laissée autant embarquer dans un univers de fantasy médiévale ! Nous y suivons les aventures de Fitz, le fils illégitime du prince Chevalerie , qui va se voir dispenser la formation d'assassin pour le compte du Roi. Malgré son jeune âge, Fitz se retrouve pris au milieu d'intrigues de Cour qui pourraient engendrer sa chute, voire sa mort ...

Ce premier tome pose les bases de l'univers dans lequel nous allons évoluer. Malgré les nombreuses descriptions, je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

J'ai immédiatement ressenti de l'affection pour le personnage de Fitz, notamment en le voyant grandir et évoluer. L'auteur en fait un personnage très humain, avec ses défauts et ses moments de doute, mais également avec un cœur tendre. Sa relation avec Burrich, le maître écuyer qui l'a élevé, est très touchante, bien que complexe et semée parfois de non-dits.

D'autres personnages, comme celui du Fou, me fascinent, et j'ai hâte d'en apprendre plus sur eux dans les prochains tomes.

Pour les amoureux d'intrigues politiques, de fantasy se déroulant au Moyen-Âge ou de longues sagas, cette série est faite pour vous !

 

L'Assassin Royal : Tome 1 : L' Apprenti Assassin de Robbin Hobb publié aux éditions J'ai Lu

lundi 6 janvier 2020

Sans foi ni loi de Marion Brunet

Sans foi ni loi


Marion Brunet


Sans foi ni loi / Marion Brunet


Ecrasé par l’autorité d’un père puritain, Garett pense que sa vie est toute tracée, lorsqu’il se fait prendre en otage par Abigail Stentson, une redoutable hors la loi, coupable d’avoir braqué une banque. Si au départ le jeune homme espère à tout prix être retrouvé par les autorités, il va peu à peu s’attacher à sa geôlière et à la nouvelle vie qu’elle lui propose.

Ce roman de western m’avait attirée de par sa magnifique couverture et la très bonne critique qu’en avait fait Audrey de la chaîne le Souffle des Mots. Je n’ai pas été déçue de ma lecture ! J’ai adoré l’ambiance des saloons, du far West et des chevauchées. Avec de petits détails, Marion Brunet parvient à nous faire plonger dans l’ambiance des siècles passés.

Je suis aussi tombée en admiration pour le personnage d’Ab Stentson. J’ai toujours eu un faible pour les guerrières battantes et intrépides, et celle-ci est particulièrement courageuse. L’autrice réussi le tour de force d'en faire une figure attachante et touchante lorsqu’elle nous en apprend davantage sur son passé, sans renier le côté bourru et violent du personnage.

J’ai aussi adoré la relation d’amitié sincère qui se développe entre Garett et elle. A travers les yeux du jeune homme, nous éprouvons de l’admiration pour cette femme solitaire et différente, qui a choisi de vivre en dehors des règles établies. Le fait que Garett ne tombe pas amoureux d’Ab est également rafraîchissant, et permet d’instaurer une véritable relation de confiance solide entre les deux personnages, sans les éventuels tourments que l'amour pourrait engendrer.

L’autrice parvient aussi à instaurer des touches d’humour à son œuvre, malgré la dureté de certains passages du récit. Outre l’univers des cow-boys et chasseurs de prime, Marion Brunet nous offre un aperçu du monde de la prostitution et évoque le sort réservé aux Natifs Américains dans les plaines de l’Ouest.

Certes, pour les grands consommateurs de Western, le récit peut sembler assez convenu. En effet, le personnage de l’aventurière solitaire est récurrent en littérature. Mais la plume fluide de l’autrice, le regard bienveillant de Garett, la fluidité de la lecture, nous permet d’apprécier cet univers et cette héroïne. Le thème est très différent de L’été circulaire, mais le talent de Marion Brunet est toujours au rendez-vous !

Sans foi ni loi de Marion Brunet publié aux éditions Pocket Jeunesse.

lundi 12 août 2019

Sucre noir de Miguel Bonnefoy

Sucre noir


Miguel Bonnefoy

 

Sucre noir / Miguel Bonnefoy

 


Dans une partie perdue des Caraïbes est venu s’échouer le navire de Henry Morgan, un pirate ayant amassé une fortune colossale. Deux siècles plus tard, Severo, un jeune homme plein d’espoir et de rêves décide de partir à la recherche de ce fabuleux trésor. Mais ses projets vont être détournés par sa rencontre avec Serena, qui va lui apprendre que les plus beaux trésors ne sont pas forcément fait de pièces d’or. Alors qu’ils ont monté une florissante plantation de canne à sucre, leur fille adoptive Eva Fuego va elle aussi se mettre à rêver du trésor du capitaine Morgan ! Mais doté d’un tempérament plus fougueux et conquérant que ses parents, elle pourrait bien se laisser consumer par l’appât du gain…

Ce roman est une excellente surprise ! J’ai toujours aimé les histoires de pirates, et même si finalement ceux-ci sont très peu présents dans le récit, ils hantent toujours le livre à travers la quête des autres personnages.

Le ton de l’auteur m’a beaucoup plu, son style assez rythmé, presque poétique, fait penser à celui d’un conteur. Nous pouvons presque percevoir les bruits de la forêt profonde qui entoure la maison, le son des ouvriers dans les champs de canne à sucre. J’ai aussi apprécié suivre les différentes générations de personnages. Serena, qui apparaît d’abord pleine de vie et désireuse de suivre une autre voie que ses parents, rêvant d’amour et d’aventure, se range finalement dans une vie simple, aux côtés d’un homme pour qui elle a un attachement, mais pas vraiment d’amour.

Sa fille, Eva Fuego, m’a à la fois impressionnée, par sa capacité à bâtir un empire, et effrayée par sa cruauté, sa cupidité. Elle est aussi terrible que le forban Henry Morgan.

Les descriptions de l’auteur sont également très prenantes et nous permettent de nous représenter les décors du récit. J’ai particulièrement aimé la scène d’ouverture où il relate comment le bateau des flibustier s’est perché au sommet d’arbres.

Sucre noir ressemble à la description d’une malédiction qui s’abat sur la famille de cultivateurs. Si Severo semble parvenir à se soustraire à peu près à son envie de trésor, sa fille y succombe complètement. La fin, à la fois triste et grotesque, représente une véritable descente aux enfers, un châtiment. La soif d’or semble ronger la jeune femme, la demeure, et même la région.

Ce roman est très prenant et se lit d’une traite. Je le recommande à tous les aventuriers dans l’âme.

Sucre noir de Miguel Bonnefoy publié aux éditions Rivages.

lundi 29 juillet 2019

Mille femmes blanches de Jim Fergus

Mille femmes blanches


Jim Fergus

 

Mille femmes blanches / Fergus

 


États-Unis, fin du XIXe siècle.

Afin de favoriser l’entente entre les Indiens et les hommes blancs, Little Wolf, le chef de la tribu cheyenne propose au président de lui échanger mille femmes blanches contre mille chevaux. Comme les enfants nés des unions entre les cheyennes et les femmes blanches seront élevés dans la famille de leur mère, le mélange pourra se faire entre les Indiens et les Blancs.

Alors qu’elle est internée à l’asile pour avoir vécu avec un homme de condition inférieur hors des liens du mariage, May Dodd a vent de ce projet fou. Désirant échapper à ce lieu terrible où elle est prisonnière, elle accepte avec une vingtaine de femmes, pionnières de l’aventure, de se lancer dans l’expédition. Elle va ainsi découvrir une culture, des coutumes et un mode de vie complètement différent du sien. Petit à petit, la jeune femme parvient à avoir une place importante dans la tribu, en se faisant même surnommer Mesoke, l’hirondelle.

Mais May va également assister à la fin de la civilisation indienne, minée par la boisson et l’avancée de l’homme blanc dans les terres, appâté par l’or et faisant fi des traités.

Ce roman est un coup de cœur ! Je n’ai absolument rien à redire à ma lecture, j’ai adoré cette expérience de bout en bout !
Le roman se présente sous la forme du journal intime de May, ce qui est déjà un bon point car nous pouvons percevoir toutes ses pensées, ses émotions, nous nous sentons au cœur de l’histoire. Le personnage de May Dodd est aussi extrêmement attachant. Elle est forte, déterminée, ouverte d’esprit et incroyablement moderne pour l’époque. Elle devient un modèle pour les autres femmes blanches et pour nous, nous donnant envie de nous battre pour notre place dans le monde.

May n’est pas le seul personnage attachant du roman. J’ai également apprécié découvrir les autres membres du groupe, notamment, Femi, une ancienne esclave bien déterminée à ne plus jamais se laisser asservir. Elle sera la première femme nommée guerrière dans la tribu. Femi est un personnage à part, du fait de sa couleur de peau, mais aussi de sa grande lucidité au sujet des réserves. Dès le début, contrairement à May et les autres, elle perçoit le côté emprisonnant de ce dispositif, et fait un parallèle avec l’esclavage. Les débats qu’elle a avec May Dodd sur le futur des indiens sont très intéressants, surtout lorsque nous connaissons la fin historique des évènements.

Hélène Flyt, une ornithologue, est aussi attachante que les deux autres. Sa passion pour les oiseaux lui permet à elle aussi d’avoir une place de choix dans la tribu cheyenne. Elle intègre véritablement les mœurs de son nouveau peuple. Gurthie, une jeune cochère déguisée en homme, m’a beaucoup plu, de par son fort caractère et sa franchise.

Le livre de Jim Fergus est principalement composé de personnages féminins. J’ai trouvé que l’auteur exploitait bien cet aspect du roman en évoquant plusieurs questionnements ou douleurs féminines. Tout d’abord, il évoque explicitement leur sexualité, notamment à travers May, qui est libérée et qui peut discuter de ces sujets avec des femmes moins expérimentées, notamment son amie Martha. Jim Fergus souligne aussi le fait que les femmes, quelques soient les tribus, sont la proie des hommes, de leur jugement, et de leur condamnation.

Ce roman comporte des scènes difficiles, notamment des scènes de viols. J’ai éprouvé un sentiment de colère, de révolte, d’impuissance et d’écœurement à la lecture de certains passages. L’auteur décrit avec une acuité terrible les ravages de la boisson sur les indiens. Ces scènes sont cependant ponctuelles et toujours justifiées.

J’ai aussi aimé voir la politique de la tribu cheyenne à travers un regard extérieur. Les femmes savent reconnaître les qualités de leur nouveau monde, comme la démocratie de la tribu, mais aussi ses défauts, tel que le manque d’unité entre les indiens.

La fin de ce livre m’a bouleversée et m’a laissée sans voix.

Je recommande ce roman à tous les amoureux de la civilisation indienne, de la conquête de l’Ouest et aussi des personnages féminins forts et attachants !

Mille femmes blanches de Jim Fergus publié aux éditions Pocket.

jeudi 27 décembre 2018

Le Renard et la Couronne de Yann Fastier

Le Renard et la Couronne


Yann Fastier

 

Le Renard et la Couronne / Fastier

 


Bonjour à tous et joyeuses fêtes ! Comme vous avez pu le remarquer, les chroniques ont été moins régulières en cette fin d’année 2018. La raison est très simple : je suis entrée en prépa littéraire au mois de septembre. Ainsi, si je lis toujours beaucoup j’ai cependant moins de temps (et parfois moins l’envie) d'écrire. Mais aujourd’hui je suis décidée à me rattraper en vous partageant une belle découverte et même un joli coup de cœur : Le Renard et la Couronne de Yann Fastier.

J’ai découvert ce roman sur la chaîne de la booktubeuse Mlle Cordélia. J’avoue qu’au début j’avais quelques réticences puisque ce roman est plutôt classé dans la catégorie adolescent voire jeunesse, et que je craignais de ne plus avoir l'âge adapté pour lire cette histoire.

Heureusement j’ai sauté le pas et je n’ai pas été déçue, bien au contraire, je crois que ce livre sera un coup de cœur de mon année 2018 !

Nous suivons le destin d’une jeune fille nommée Ana qui à l’âge de dix ans perd tragiquement sa grand-mère et se retrouve seule et sans ressources. Elle est alors recueillie par une bande d’enfants des rues contrôlés par la belle et mystérieuse Dunja. Avec eux Ana apprend la solidarité, l’entraide, la dure vie des sans-abris, le vol et le danger. Son destin va alors basculer lorsqu’elle est adoptée par un vieux savant nommé M. Rolland. Avec lui Ana va découvrir le pays de ses rêves, la France, ainsi que la douceur d’une vie de famille. Mais alors qu’elle s’apprête à se marier, son ancienne vie ressurgit en la personne de Dunja qui bouleverse son destin !

Ce qui m’a tout d’abord plu dans ce roman et qui frappe dès les premières pages, c’est le style de l’auteur : Yann Fastier parvient à adopter un vocabulaire riche tout en conservant une plume fluide et agréable. J’en ai été ravie d’autant que ce livre est écrit à la première personne et que je trouve qu’il y a parfois une tendance à avoir un style un peu trop relâché dans les ouvrages destinés à un public adolescent. Le début de l’histoire m’a véritablement fait penser à un conte, tandis que la suite s’oriente davantage vers un récit d’aventure. J’ai adoré ce mélange !

Les personnages m’ont également conquise. Ana est une héroïne que j’ai aimé suivre, voir évoluer. Elle est à la fois courageuse mais sans être téméraire, craintive mais sans être lâche. Ce n’est pas un cliché d’héroïne sage et gauche, je trouve que l’auteur parvient à développer différentes facettes de sa personnalité. Lorsqu’elle est en compagnie de la bande des enfants des rues, elle est capable de prendre des risques pour se faire accepter. Lorsqu’elle est au sein de sa famille adoptive, elle a un petit côté rat de bibliothèque qui n’est pas pour me déplaire.

J’ai aussi été conquise par le personnage de Dunja. C’est vrai que de prime abord on pourrait avoir l’impression de se retrouver face au cliché typique de la mystérieuse belle jeune femme aventurière. Une fois encore Yann Fastier parvient à créer une véritable aura autour d'elle et nous fait succomber au charme de Dunja. J’ai apprécié son esprit stratège, son intelligence.

L’intrigue est aussi bien menée, j’ai aimé la façon dont l’écrivain nous fait voyager à travers l’Europe. J’ai eu quelques craintes concernant la révélation sur le passé d’Ana, j’ai eu peur que Yann Fastier ne transforme son récit en un simple conte de fée, mais au contraire il profite de l’occasion pour nous dresser un portrait assez réaliste du monde de la politique.

Enfin, ce roman dépeint une histoire d’amour entre deux femmes, ce qui n’est pas pour me déplaire ! L’auteur parvient à mettre cela en place en douceur, sans tomber dans le cliché. Je ne vous en dis pas plus, le mieux est que vous le découvriez par vous-même en lisant ce roman !

J’espère vous avoir donné envie de lire ce roman ! Bonnes fêtes et à l’année prochaine !;-)

Le Renard et la Couronne de Yann Fastier publié aux éditions Talents Hauts.

La vidéo de Mlle Cordélia: (6:35)